Et la culture à Beaumont ?

La culture, c’est important ça !? Bien sûr !  C’est ce qui construit l’âme d’une ville, en plus de son Histoire évidemment. Dans le cas de Beaumont, et de par l’émission, nous avons pu découvrir son lot de petites activités qui donne à cette ville, son petit charme. 

En premier lieu, j’aimerais vous présenter un petit village : Barbençon, élu depuis cette année, un des plus beaux villages de Wallonie. Attention ! N’est pas plus beau village celui qui veut ! En effet, pour que la candidature soit acceptée, il faut qu’un certain nombre de critères soit présents. 

  • Le village doit avoir un caractère rural
  • Un ou plusieurs monuments doivent être classés ou l’être dans un avenir proche
  • Le village doit avoir un patrimoine architectural et urbanistique
  • Le patrimoine culturel doit être mis en valeur

barbencon.jpg

 

Concernant les trois premiers critères, c’est indéniable ! Barbençon est un petit endroit où il fait bon vivre. Ses bâtiments, en matériaux anciens apporte ce petit caractère rural. Il est très plaisant de s’y promener quand le temps est au beau fixe ! l’Église Saint-Lambert, sur la place principale du village est d’ailleurs classé au patrimoine culturel de Belgique. 

eglise barbecon.JPG

C’est sur le dernier critère que je vais m’éterniser un peu plus. Le patrimoine culturel de Barbençon est mis en valeur par un événement qui se réitère d’année en année. On peut trouver cet événement dans divers villages de Wallonie, mais celui de Barbençon est celui auquel nous avons pu participer grâce à une reconstitution exceptionnelle pour nous (Et oui ! On a de la chance quand même !)  Mais finalement, comment cela fonctionne le Grand Feu ?

Ceux qu’on appelle les hommes des bois partent donc à la recherche du tronc qui servira à dresser notre cher « Bonhomme hiver ». Pendant ce temps-là, un groupe d’habitants fait du porte-à-porte dans les fermes pour récolter fagots et bottes de foin. Quand tous les éléments sont réunis, il faut « bourrer » le bonhomme hiver avec le mélange de foin et de paille. Une fois rempli, on ajoute une écharpe et un pompon aux couleurs du village et enfin on le plante sur le cortège qui se met alors en route.  

Bonhomme hiver.png

Bourrage du bonhomme hiver

Les Sakeûs, représentés par les jeunes, font avancer le char, tandis que les Astokeus (les hommes mariés) tentent de ralentir sa progression en lui mettant des bâtons dans les roues (au sens propre !) C’est le dernier jeune marié de l’année qui à le privilège d’allumer le bûcher. Le bonhomme hiver brûle alors, emportant le froid et annonçant l’arrivée des beaux jours du printemps… 

==> La prochaine festivité du Grand Feu de Barbençon est prévue pour le 5 mars 2017 !

Page Facebook de la Jeunesse de Barbençon

Retournons maintenant sur Beaumont, mais restons toujours dans le patrimoine culturel et historique. Je vous avais parlé d’une certaine légende, avec comme personnage principal, Charles Quint. La voici : 

La légende raconte que trois Auvergnats très heureux auraient arrêté et brutalisé Charles Quint qui se promenait seul dans la campagne beaumontoise. L’Empereur, restant anonyme et chargé des valises des trois hommes, se fit reconnaître par la garde lorsqu’ils arrivèrent en ville. Les trois Auvergnats furent donc arrêtés. Après un bref jugement, nos trois hommes furent exposés sur la place publique et pour leur apprendre, ils furent pendus !  Un des Auvergnats, aimant l’humour noir, aurait crié avant sa mort : 

« Ville de Beaumont, Ville de malheur… Arrivés à midi, pendus à une heure ! » 

Depuis longtemps, on organise un cortège historique retraçant la légende de Charles Quint. Le plus ancien connu datant de 1872, mais ce n’est qu’à partir des années 80, que tous les 5 ans, le premier week-end d’octobre, on dresse la potence sur la place de Beaumont. Malheureusement, il nous faudra attendre 2020 pour la prochaine manifestation !  

Charles quint festivité.JPG

Dernier grand lieu culturel : la Tour Salamandre. En l’an 1070, la comtesse Richilde fait dresser sur la rive droite de la Hantes, un donjon. Celui-ci servira de défense pour la partie sud du Hainaut. En 1453, la terre de Beaumont passe à la famille de Croÿ qui transforme la forteresse en château, et le petit bourg en ville de plus en plus importante. Le 17e siècle fut le siècle des malheurs pour la ville. Après la peste qui décime une grande partie de la population, c’est la guerre qui fait rage. La ville est assiégée, les murailles sont affaiblies, la cité est incendiée. Peu de maisons sont épargnées, le château, l’église et la Tour Salamandre sont en ruines. De ce passé, il ne reste aujourd’hui que 10 km de remparts et une seule porte sur les quatre. 

Tour salamandre.jpg

Aujourd’hui, la Tour est utilisée comme musée, musée qui retrace l’histoire de la ville et de ses remparts. Beaumont continue de se rappeler ce passé de défense contre l’ennemi grâce notamment à la confrérie des Arbalétriers de Saint-George, présents pour défendre la cité. Aujourd’hui, ils continuent cette défense, mais elle reste bon-enfant, on ne tire plus sur personne ! Seulement, sur des cibles. Cette confrérie s’entraîne tous les vendredis soirs et participe, bien évidemment à la reconstitution de la légende de Charles Quint.  

Site internet de la ville de Beaumont

 

2 commentaires sur “Et la culture à Beaumont ?

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